10 Tendances Du Marketing Digital Que Vous Ne Devriez Pas Ignorer En 2021

18 février 2021by Reda Meknaoui0

1) Les contenus éducatifs vont générer encore plus d’engagements

Sur les réseaux sociaux, le micro contenu a pris de nombreuses formes ces dernières années.

  • Des vidéos très courtes (souvent des extraits d’une vidéo plus longue).
  • Des citations.
  • Des posts « texte » comme sur LinkedIn.

Ces 18 derniers mois, j’ai vu fleurir sur Instagram et LinkedIn d’autres formes de contenus de plus en plus engageants.

Les premiers, ce sont les carrousels.

Sur Instagram, ils ont le vent en poupe. C’est le moyen parfait de partager du contenu éducatif (et utile) à votre audience. La bonne nouvelle, c’est qu’ils ont tendance à être beaucoup partagés en Stories ou enregistrés.

Que ce soit LinkedIn ou Instagram, ces plateformes de contenus adorent que vous passiez du temps à regarder et interagir avec des contenus.

Justement, les carrousels sont des posts plus chargés et qui demandent un temps d’attention plus conséquent.

Regardez par exemple comment Pauline Sarda (spécialiste LinkedIn) utilise les carrousels Instagram pour vous donner des conseils et astuces à propos de LinkedIn.

 

2) Le commercial social va devenir la norme

Qu’est-ce que c’est le commercial social ?

Le commerce social est l’utilisation des réseaux sociaux comme Facebook, Instagram ou Pinterest comme moyen (ou outil) pour promouvoir et vendre des produits et services.

Ces dernières années, vous l’avez déjà vu avec les publications qui contiennent des produits tagués sur Facebook, Instagram et Pinterest.

Instagram Shopping vous permet par exemple de taguer un ou plusieurs produits sur une même image, une vidéo ou une Story.

Est-ce que les utilisateurs aiment ce type de publications ?

Cette étude d’eMarketer montre que les utilisateurs des réseaux sociaux ont de plus en plus tendance à interagir avec des publications contenant un produit tagué.

Et ce n’est pas près de s’arrêter si on en croit ces chiffres.

La raison qui explique la popularité et la montée en puissance du Social Commerce, c’est l’expérience d’achat sans friction.

C’est de plus en plus facile de réaliser un achat dès le moment où vous avez eu un coup de cœur sur un produit présent au sein d’une publication sociale.

Pour le moment, les réseaux sociaux agissent comme intermédiaire avant l’achat, c.-à-d. que vous identifiez un produit qui vous plaît, vous cliquez sur le tag, le produit apparaît et vous cliquez pour en savoir plus.

Vous êtes redirigé vers le site marchand pour ajouter le produit à votre panier, initier le paiement et acheter ensuite.

Jusqu’ici, rien de nouveau. Sauf qu’en 2020, cette tendance s’est accélérée avec le COVID-19 (et le confinement).

85 % des internautes ont effectué des achats en ligne, selon Facebook.

En réponse à ça, Facebook a lancé Facebook Shops pour faciliter le commerce en ligne (sur ses plateformes) et a annoncé toute une série de fonctionnalités pour vendre plus facilement au sein de ses plateformes.

Concrètement, Facebook Shop est une nouvelle interface, qui permet aux utilisateurs de découvrir des marques et d’acheter leurs produits dans l’application Facebook.

 

3) Les vidéos très courtes sont là pour rester (Instagram Réels, TikTok)

TikTok compte aujourd’hui plus de 800 millions d’utilisateurs actifs qui passent plus de 52 minutes par jour sur l’application, pour des contenus qui ne dépassent que rarement les 15 secondes.

En 2020, le format vidéo court et ludique sur TikTok a explosé.

Instagram a bien sûr été séduit par le format, et pas seulement l’outil proposé par TikTok.

Alors, ils ont lancé les Instagram Réels dans le courant de l’année. Un nouveau format de vidéo inspiré de TikTok, mais qui contient aussi des fonctionnalités propres.

Il a d’abord été déployé progressivement en France, en Allemagne et au Brésil sous forme d’expérimentation. À ce moment-là, les Instagram Réels avaient une durée maximale de 15 secondes.

Aujourd’hui, les Instagram Réels peuvent durer jusqu’à 30 secondes.

Le format Réels permet d’ajouter des filtres, de la musique et des effets. Finalement, cela semble très similaire aux Stories … sauf qu’il vous permet aussi et surtout de faire un rapide montage pour créer une séquence humoristique, créative et souvent virale.

Les Réels sont accessibles sur le profil des utilisateurs, mais également dans une section dédiée au sein de l’onglet « Explorer ».

D’après Guillaume Thévenin, responsable des partenariats avec les créateurs de contenu chez Instagram pour l’Europe du Sud, « l’accélération des contenus courts en vidéo est une tendance que l’on observe partout, y compris sur notre plateforme, où les vidéos de moins de 15 secondes représentent déjà 45% des vidéos postées dans le flux d’images ».

Pourquoi être sur TikTok ou faire des Instagram Réels ?

D’un côté, si vous êtes une marque qui cible la génération Z, vous avez tout intérêt à être sur TikTok puisque 41% des utilisateurs sont âgés entre 18 et 24 ans.

De l’autre côté, avec Instagram Réels, vous pouvez également les toucher.

En plus, vous allez pouvoir augmenter votre portée organique (même si vous ciblez d’autres générations).

Comme toute nouvelle fonctionnalité qui apparaît sur un réseau social, celle-ci a tendance à être mise en avant par le réseau social pendant 6 à 12 mois au moins.

Je vois par exemple Pauline Laigneau publier des Réels toutes les semaines sur Instagram. Le nombre de vues de ses Réels est impressionnant, surtout si l’on prend en compte que le temps de création est relativement court.

 

4) Les marques ayant des valeurs fortes vont continuer à se développer

Ces dernières années (et encore plus en 2020), les marques qui nous ont touchés ou capté notre attention sont celles qui revendiquent haut et fort leurs valeurs.

Celles qui sont transparentes et authentiques. Celles qui défendent une cause et ont une mission forte.

En 2021 (et après), je pense que les consommateurs vont être encore plus sensibles au discours de ces marques, qu’il soit axé sur la responsabilité sociale, environnementale ou éthique.

Plus que jamais, les marques doivent soutenir et partager leur mission sur les médias sociaux.

Sur mon podcast, j’ai eu l’occasion de discuter avec des fondateurs de marques DNVB qui ont cette approche dans leur communication.

C’est le cas de Mina Storm.

Mina Storm est une marque de sous-vêtements pensés pour le confort et qui se démarque par son approche body-positive de la lingerie.

Dès ses débuts, la marque s’est engagée contre les diktats imposés par les plus grands de la lingerie en refusant de retoucher leurs photos et en sélectionnant leurs mannequins directement sur leurs réseaux sociaux, sans aucun critère de corps.

Sur Instagram, la marque s’appuie sur différents piliers de contenus pour communiquer, à savoir :

  • Le confort
  • Le respect de la femme
  • L’environnement

Voici un exemple de publication où la marque donne des conseils pour avoir une démarche d’achat responsable durant les fêtes.

 

5) Le grand retour des émissions en direct et l’explosion des évènements virtuels

2020 a été l’année des évènements virtuels : émissions en direct, webinaires, conférences zoom, summits virtuels, etc.

On le sait, le confinement nous a forcés à rester à la maison pendant longtemps. De là, les marques, influenceurs et créateurs ont sauté sur l’occasion et se sont présentés en live.

Des entreprises comme Agorapulse ont (re)lancé des évènements virtuels comme What’s up Social.

Le format ? Des webinaires vidéo préenregistrés et diffusés chacun à un créneau spécifique sur 2 jours.

Pratique pour éviter les aléas du direct et garder la main sur la qualité des productions tout en gardant le côté événementiel avec un programme à suivre sur 2 jours.

Durant le confinement, je m’y suis mis aussi sur Facebook et Instagram afin d’aider et faire évoluer ma communauté. J’ai pu converser avec d’autres entrepreneurs et experts du marketing digital.

Des marques comme Mina Storm ont réalisé de nombreux évènements en direct sur Instagram. Pas pour vendre des sous-vêtements, mais pour parler de sujets qui concernent les femmes d’aujourd’hui :

  • Confiance en soi
  • Se libérer du regard des autres
  • Trouver sa voie
  • Etc.

 

6) Les podcasts

J’ai envie de vous partager une dernière (grosse) tendance des médias sociaux, il s’agit des podcasts.

Ce format n’est pas du tout nouveau, il est apparu dans les années 2000.

Il a perdu en popularité et il est remonté rapidement ces dernières années, notamment aux USA.

En 2021, les marketeurs et entreprises vont suivre la tendance et lancer un podcast.

J’ai des statistiques qui le prouvent.

En 2019, on recensait déjà 700.000 podcasts (contre 550.000 en 2018) et plus de 29 millions d’épisodes.

Si on compare les podcasts au blogging, la différence est abyssale. Il y a plus de 500 millions de blogs dans le monde !

Qu’est-ce qui explique la croissance des podcasts ces dernières années ?

Les podcasts s’intègrent parfaitement à un mode de vie actif parce qu’on peut les consommer de manière passive ou indirecte.

En d’autres mots, vous pouvez écouter activement un podcast en faisant quelque chose d’autre (ex. : cuisine, sport, dans les transports, etc.).

Ce simple constat fait que les podcasts montent en popularité, déjà depuis quelques années aux USA où il est devenu normal d’écouter son podcast en allant au travail (les temps de transport étant souvent plus longs) et chez nous maintenant en Europe.

Une étude conduite par Edinson Research en mars 2019 a d’ailleurs montré que les Américains passent en moyenne 17 heures par semaine à écouter des podcasts !

 

7) Les micro-influenceurs seront plus sollicités

Selon InfluencerDB, les taux d’engagement des influenceurs diminuent et ont même atteint un niveau historiquement bas (à peine 1,9% pour des posts sponsorisés au Q1 de 2019).

La raison ?

Il y a beaucoup trop de posts sponsorisés sur Instagram.

La solution ?

Collaborer avec plus d’influenceurs (quantité), mais ceux qui ont un taux d’engagement supérieur. En d’autres termes, les marques vont devoir se tourner vers des micro-influenceurs.

De toute façon, les influenceurs sont déjà très occupés et sollicités par des dizaines de marques. S’ils sont sollicités, ils coûtent forcément plus cher (loi de l’offre et la demande).

En plus, ils sont plus habiles en négociation ou sont accompagnés par des agences.

Les micro-influenceurs, à l’inverse, ont des petites communautés ciblées.

De quelle taille, me direz-vous ?

Cela dépend.

On peut dire que vous êtes considéré comme « micro-influenceur » si vous avez une communauté qui se situe entre 1000 et 100.000 personnes.

C’est la tranche qui revient le plus souvent.

Tout dépend de l’industrie.

Par exemple, il existe des centaines de blogueuses mode sur Instagram dont le nombre d’abonnés se compte en dizaines de milliers. Elles sont considérées comme des micro-influenceurs.

 

8) Plus d’automatisation (et donc plus de stratégie et créativité)

Si vous êtes un lecteur régulier de mon blog, vous savez que je parle beaucoup de publicité Facebook et que, ces derniers temps, j’ai évoqué le sujet de l’automatisation des publicités Facebook et Instagram.

Ces 2 dernières années, Facebook a grandement simplifié et amélioré sa plateforme, au point que les bonnes pratiques actuelles en matière de campagnes de conversions sont l’automatisation d’un maximum d’éléments :

  • L’optimisation du budget de la campagne. Facebook répartit automatiquement le budget de votre campagne, en temps réel, au sein de vos ensembles de publicités (plus d’informations au point 1 de cet article).
  • Les placements automatiques. Fort de ses 18 placements publicitaires, Facebook encourage toujours plus les annonceurs à conserver l’option « placements automatiques » afin que son algorithme choisisse à votre place où diffuser vos publicités.
  • Les publicités dynamiques : Facebook montre automatiquement les produits de votre catalogue aux personnes que vous ciblez, qu’elles aient déjà visité votre site web ou non.
  • Le contenu créatif dynamique. Cette option vous permet de tester facilement plusieurs variations d’une image/vidéo, titre, accroche, description du lien et appel à l’action (jusqu’à 10 images/vidéos et 5 pour les autres éléments). Facebook crée les publicités, à votre place, à partir des ressources que vous lui fournissez.

9) La fin des cookies tiers (et une protection des données accrue)

Le saviez-vous ?

D’ici 2022, les cookies tiers – qui sont ceux principalement utilisés par les annonceurs – seront supprimés de Google Chrome, le navigateur plus populaire de la planète avec plus de 60 % de part de marché ?

Grâce aux cookies, les media buyers ont pu acquérir une connaissance extrêmement fine des audiences, optimiser leurs campagnes et mesurer précisément leur efficacité.

Cela annonce un véritable tsunami pour une société comme Facebook puisque son pixel Facebook (petit bout de code que vous installez sur votre site pour le tracking de vos campagnes et la création d’audiences personnalisées) se base sur les cookies tiers.

En réalité, des navigateurs comme Firefox et Safari bloquent déjà de nombreux cookies tiers.

Donc, votre pixel Facebook sera presque inefficace en 2022 🙁

Mais, en réalité, il est déjà moins efficace, car des internautes bloquent déjà les cookies tiers. D’autres navigateurs comme Firefox et Safari (navigateur d’Apple) qui bloquent tous les 2 de nombreux cookies tiers.

Tout récemment (fin 2020), Apple (un autre ennemi de Facebook) a annoncé une mise à jour de son système d’exploitation mobile iOS 14.

Cette mise à jour inclut un changement majeur au sein des paramètres de confidentialité des appareils mobiles iOS.

À partir de maintenant, les annonceurs devront désormais demander l’autorisation aux utilisateurs de smartphone iOS pour pouvoir collecter et partager des données à l’aide de l’identifiant dédié aux publicités (IDFA).

Cette modification du IDFA va à la fois impacter les annonceurs puisqu’ils ne pourront plus récolter autant de données sur les personnes qui vont sur le site ou leur app via un appareil iOS.

Ce qu’il faut bien comprendre, c’est qu’auparavant, le consentement était implicite puisqu’il était enterré dans votre politique de confidentialité.

 

10) Les résultats de recherche évoluent … et votre trafic organique risque de diminuer

Aujourd’hui, plus que jamais, vous voulez des réponses tout de suite.

Vous n’avez déjà plus envie de faire une recherche sur Google, explorer 3 sites et lire 8 articles avant de trouver votre réponse.

C’était peut-être révolutionnaire il y a 10 ans.

Ça ne l’est plus maintenant.

Google veut fournir les réponses à vos questions tout de suite pour que vous reveniez constamment sur son site faire des recherches.

Google devient un moteur de réponses, et moins un moteur de recherches. C’est la tendance qui se dégage.

Comme l’explique très bien le BDM dans cet article« Google, via le knowledge graph, les featured snippets et d’autres données structurées, devient de plus en plus un moteur de réponse. L’objectif de Google n’est pas de diriger le trafic vers les sites les plus pertinents, son but est de servir directement la réponse à l’internaute ».

En conséquence, les résultats de recherche (SERP) vous poussent à moins cliquer sur les liens de recherche !

Il y a de plus en plus de « featured snippets » (extraits optimisés) qui vous donnent une réponse tout de suite.

La fonctionnalité « autres questions posées », introduite en 2018, prend de l’importance.

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